(Image Internet : www.rome-decouverte.com)
Poème composé pendant que Michel-Ange peignait la voûte de la chapelle Sixtine, à Rome.
A travailler tordu j'ai attrapé un goître
Comme l'eau en procure aux chats de Lombardie
(A moins que ce ne soit de quelque autre pays)
Et j'ai le ventre, à force, collé au menton.
Ma barbe pointe vers le ciel, je sens ma nuque
Sur mon dos, j'ai une poitrine de harpie,
Et la peinture qui dégouline sans cesse
Sur mon visage en fait un riche pavement.
(Traduction Pierre Leyris, édition Mazarine)
Extrait de Poèmes pour voyager,
anthologie des poèmes dans le métro et le bus,
(éditions RATP / Le Temps des Cerises)
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