Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 04:00

Daniel Clérembaux est parti le 02 septembre 2022, dans la nuit, en catimini...

Un grand salut fraternel à notre guetteur d'hirondelles, notre jardinier sous la lune, notre greffeur de cerisiers, notre vaillant planteur qui appelait les arbres et les oiseaux par leur petit nom latin... Un lever de casquette au compagnon de route au collège ou en poésie, à "Donner à Voir" et au "Printemps de Durcet"... Une poignée de mains comme une douce énergie durable pour ce photographe hypersensible qui fut le seul "consultant émotionnel" de la commune... Une chanson de Gaston qu'on reprend en choeur au refrain : "Y avait dans l'temps un biau grand ch'min, chemineau !..." pour se donner du courage...

 

LE BLUES DU CRAPAUD

 

Les douceurs premières

des soirées de printemps

éveillent sous les pierres

le chant

du crapaud accoucheur.

 

Chaque bulle de savon

ainsi libérée

par ce triste bluesman

avive au ciel

la clarté d’une étoile.

 

Allez donc savoir si,

par hasard,

du fond de son trou noir,

l’œil ocellé d’or

ne perçoit pas l’éclat lointain

des galaxies,

si la triste mélopée

ne berce pas d’illusions

ce petit joueur de flûteau,

s’il ne voit s’allumer là-haut

les lueurs qui nous consolent

de la noirceur du ciel ?

 

                                        Daniel CLÉREMBAUX

(inédit)

 

photos : 1- joëlle / 2 à 4- flora / 5- yvon kervinio /
photos : 1- joëlle / 2 à 4- flora / 5- yvon kervinio /
photos : 1- joëlle / 2 à 4- flora / 5- yvon kervinio /
photos : 1- joëlle / 2 à 4- flora / 5- yvon kervinio /
photos : 1- joëlle / 2 à 4- flora / 5- yvon kervinio /

photos : 1- joëlle / 2 à 4- flora / 5- yvon kervinio /

YouTube

Partager cet article

Repost0

commentaires

G
Je me souviens clairement de son sourire et de sa sollicitude. Amitiés.
Répondre
T
Pas de doute, c'est bien lui, en deux mots seulement...<br /> <br /> (+ Salut, Gilles !)
M
On a tous le blues, comme ce crapaud... C'était toujours émouvant de l'entendre chanter cette chanson de Gaston, quelque samedi soir, lors du Printemps...
Répondre
T
Merci, Morgan... Cette chanson, en effet, lui colle à la peau... Au fil des années, "Les mangeux d'terre" est devenue quasiment l'hymne du "Printemps..."
R
Nous l'avons appris par notre coiffeuse commune à La Ferté.Mais on a beau s' y attendre, c'est toujours grande tristesse que de perdre un poètami.
Répondre
T
Merci, Roland... Les salons de coiffure participent au partage des nouvelles, les bonnes, mais aussi les terribles, celles qui nous sidèrent et nous liquéfient...
M
Je savais depuis peu que Daniel était malade, de cette terrible maladie qui a aussi sévi dans ma famille. A travers le Printemps de Durcet où je l'ai rencontré les fois où je suis venue, je garde de lui l'image d'un homme plein d'humanité, humble, sensible, doux, attentif aux autres. Il aimait profondément, concrètement, la nature, sans artifice, avec le brin de malice qu'il fallait. <br /> Il venait me parler sur mon stand de mes poèmes. C'était l'un de mes plus fidèles lecteurs et je lui en sais gré.<br /> Je m'associe à la peine de ses proches et de ses amis. Les dés roulent en effet, comme il disait, cruellement. Il fait bon rencontrer au cours de sa vie de belles personnes, Daniel était de celles-là. Souvenons-nous de lui.
Répondre
T
Merci, Marilyse, pour cet hommage bien mérité...<br /> En plus des qualités que tu évoques, Daniel était d'une modestie maladive. Il disait par exemple : <br /> "Mon oeuvre complète tiendrait sur un marque-pages !..."
C
Même si l’on s’y attendait, le départ de Daniel nous sidère et nos attriste..<br /> Un grand homme, oui il l’était ! <br /> Par son courage certes dans cette terrible épreuve,<br /> mais aussi par son intelligence si subtile <br /> et par l'humour qu’il exerçait dans son regard sur le monde.
Répondre
T
Merci, Françoise, pour tes mots très justement choisis... Daniel va terriblement nous manquer...