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14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 05:00

Aujourd'hui, un livre qui éclabousse :

Claudie Gallay : Les déferlantes (éditions J’ai lu)

L’action de ce lumineux roman se déroule dans le nord du Cotentin, du côté du cap de la Hague, un territoire encore préservé où le poète Jacques Prévert avait choisi de se retirer (à Omonville-la-Petite) et où Paul Bedel a poursuivi jusqu’au bout sa vie de petit paysan à l’ancienne. Les gens qui vivent dans cette région, au climat rude et humide, sont peu nombreux et dotés, si l’on peut dire ainsi, d’un caractère bien trempé !

La narratrice est une quadranaire, scientifique, chargée d’observer les oiseaux migrateurs qui vivent le long des falaises. Venue volontairement dans cet endroit propice à la solitude, elle va être amenée à croiser le chemin de plusieurs personnages du roman, des « taiseux » cachant de lourds secrets de famille. Citons la vieille Nan, un peu folle, Lili derrière son comptoir de bar, son père, ancien gardien de phare, Raphaël, artiste sculpteur et sa sœur, Morgane, un peu marginale

Mais c’est surtout Lambert qui l’intrigue et l’attire en même temps. Que vient-il donc faire dans ce village après tant d’années d’absence ? À la manière d’un détective, la narratrice mènera une patiente et méticuleuse enquête pour percer ce mystère. Et bien d’autres encore...

Claudie Gallay possède l’art de « prendre » le lecteur, de le captiver et ne plus le lâcher. Son écriture simple, directe, sans un mot de trop, fait merveille pour planter le décor. Un environnement dur et grandiose, qui conditionne forcément les personnages : la mer, terrible, souvent cruelle, les vagues, les falaises, le vent, omniprésent, les tempêtes, magnifiques et sauvages à la fois

Ici, on dit que le vent est parfois tellement fort qu’il arrache les ailes des papillons…

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Notons qu'il existe un téléfilm d'Eléonore Fauché portant le même titre avec Sylvie Testud et Bruno Todeschini dans les rôles principaux.

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commentaires

Minik do 15/11/2020 08:47

Tu me donne envie de le ce roman.

Topa 15/11/2020 10:10

C'est un roman qui décoiffe !...

(Il manque des lettres sur ton clavier ?...)

Yves 15/11/2020 08:38

Lors d'un précédent billet, tu m'avais fait découvrir Paola Pigani. Je continue à explorer, son œuvre poétique en particulier. Vers quels vents cette fois vas-tu m'entraîner ?

Topa 15/11/2020 10:08

Figure-toi que je suis heureux de voir que, parfois, les lectures sont partagées voire développées : on a retrouvé un poème de Paola dans le dernier "Cairns", la poétique revue de Patrick (Joquel) !

thé ache 14/11/2020 11:18

les déferlantes des vagues qui décoiffent et représentent un grand danger : faut s'attacher avant de lire ?

Topa 15/11/2020 07:56

Tout en restant prudent évidemment, pas question de se serrer la ceinture pour lire...

broutilleb 14/11/2020 05:54

C'est rare que tu nous invites à lire un roman. La vie, c'est du vent. Je vais le lire, merci

Topa 15/11/2020 07:55

Le vent est un personnage "essentiel" dans ce roman...